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Les animaux des mares de nos régions



Manne quasi gratuite pour l\'aquariophilie, véritable source de jouvence pour les poissons, la distribution du zooplancton élimine de nombreux déboires concernant la croissance, la santé et la reproduction.
Il est possible de sauver de nombreux poissons atteints de parasitose intestinale (maladie bien connue des cichlidophiles) en distribuant exclusivement des daphnies vivantes. Pour les cas plus avancés dans la maladie, un traitement au Métronidazole (Flagyl 250) à raison d\'un comprimé pour 25 litres est nécessaire. Il en est de même pour le démarrage des alevins pour lesquels le fin plancton de mare constitue un met de choix et de qualité.
Les espèces animales (protozoaires, crustacés, larves d\'insectes pélagiques...) appelées zooplancton.
Nous traiterons cette fois ci du zooplancton et des organismes benthiques (tubifex, vers de vase, larves d\'éphémères) d\'eau douce communément rencontrés dans nos régions.

Il convient tout d\'abord de repérer une ou plusieurs mares; certaines s\'assècheront au bout de quelques semaines. De plus suivant les caractéristiques physico-chimiques de l\'eau et les différentes périodes de l\'année, on trouvera une faune plus ou moins spécifique, et quantitative.

Pour la récolte, il faut se munir de deux filets de différents calibrages de mailles. Le premier à mailles de 600 µ sert à la récolte des plus petits organismes; pour le deuxième, un voilage de rideau fera l'affaire. Un seau muni d\'un couvercle (pour éviter les éclaboussures) sera également utilisé.
Pour commencer la pêche toujours en surface et en pleine eau dans le sens contraire au vent et par temps calme, en zone ensoleillée. On terminera, si nécessaire, au ras de la vase après entièrement prospecté la zone pélagique. Toutes les bestioles indésirables seront remises à l'eau (têtards, tritons, dytiques). Il faut faire attention lors de la manipulation de certains insectes qui peuvent infliger des piqûres très douloureuses (notonectes, naucores...).

La récolte terminée, il faut faire le tri final. Pour cela versez une partie du contenu de votre seau dans une bassine ou un saladier de couleur claire, inspectez le contenu et enlevez toute bestiole suspecte, les branchettes, feuilles etc... Tamisez à l'aide de différents calibrage de mailles selon la destination et les besoins des poissons à nourrir. Rincez abondamment et distribuez. Lors du rinçage veillez à élever progressivement la température de l'eau du robinet ce qui évitera un choc thermique préjudiciable au plancton lors de son introduction dans le bac. Il pourra ainsi vivre plus d'une journée dans l\'aquarium, permettant aux alevins de se aisément et à volonté. Il faut couper tout système de filtration et le remplacer par une bonne pompe à air lors des distributions. De plus un siphonage du substrat est utile avant chaque nouvelle distribution. De plus un siphonage du substrat est utile avant chaque nouvelle distribution. Il est bon de savoir que le plancton , principalement les daphnies, sont de grandes épuratrices d\'eau, mais aussi de grandes consommatrice d\'oxygène.

Un dernier point concernant le tri, il faut effectuer ces opérations bassine par bassine, en ne jetant que le fond du contenu du seau (détritus). Le surplus des récoltes peut être congelé à -18°C.

Pour ma part, je congèle les surplus des mois d\'août et de septembre en notant sur les paquets la date de récolte; les plaquettes devront être consommées de préférence dans le quatre mois.

Note importante: Il est nécessaire de bien connaître la faune récoltée et écarter tout animal inconnu ou indésirable. On évitera ainsi d\'introduire des prédateurs et des parasites.

Il faudra donc se documenter pour acquérir un minimum de connaissances sur la faune aquatique (une passion peut en cacher une autre!). Pour terminer, n\'utilisez que des nourritures vivantes bien rincées.

LES GRANDS BRANCHIOPODES
Longtemps, les Branchiopodes ont été divisés en deux groupes : d\'une part les " Cladocères " (auxquels appartiennent les célèbres daphnies) et d\'autre part les " Phyllopodes " (animaux ayant des pattes foliacées). Actuellement et après de nombreuses recherches (voir Fryer, 1987), on considère que le terme de " Phyllopodes " n\'a plus de valeur systématique car il regroupe des organismes d\'origines diverses (phénomène qui s\'applique aussi aux " Cladocères ").

Le terme de Phyllopode reste cependant encore employé car il regroupe des organismes ayant une écologie commune. En effet, la grande majorité de ces animaux vit dans des milieux aquatiques continentaux temporaires (eaux douces ou eaux salées, non marins). Ils ont la particularité de pondre des oeufs qui supportent d\'être complètement asséchés sans endommager leur viabilité. Ce phénomène est régulièrement réalisé par les aquariophiles, qui placent des oeufs d'Artemia dans de l'eau salée afin d\'obtenir des larves servant de nourriture à nos tendres protégés.

LES ANOSTRACES-(Artémia d'eau douce)


Le groupe des Anostracés (Anostraca) rassemble des organismes ressemblant à des sortes de petites crevettes nageant sur le dos. Ces gracieux petits animaux (les anglo-saxons parle de " crevettes féeriques " [fairy shrimps]) ne possèdent pas de carapace. On doit les rechercher dans les masses d\'eau temporaires

Dans nos régions, ils possèdent tous onze paires de pattes. Les mâles, lorsqu'ils sont présents (absence possible dans certaines souches d'Artemia), sont caractérisés par des antennes très développées, dont la forme est fort utile en systématique (notamment l\'appendice frontal situé entre les deux antennes proprement dites, voir illustrations suivantes des régions céphaliques des mâles). Ces antennes, lors du rapide accouplement, servent à maintenir la femelle. Les femelles sont reconnaissables au sac ovigère placé à la base de l'abdomen. Souvent, celui-ci est coloré et rempli d'oeufs brunâtres ou rougeâtres. Ces animaux sont microphages consommant des algues microscopiques ainsi que des très petits animaux. Le plus souvent, les animaux sont de petite taille, entre 10 et 20 mm. Toutefois, en France, les dimensions extrêmes varient de 6 à 40 mm.

LES OEUFS

Les cystes ou "oeufs de résistance" sont des structure caractéristiques qui permettent aux grands Branchiopodes de passer la période d\'assèchement caractéristique de leurs habitats. Pour la plupart des groupes, la structure de l\'enveloppe externe est caractéristique des genres ou parfois mêmes de certaines espèces. Lorsque les mares sont à sec, il est possible de retrouver dans les sédiments des mares ces formes de résistance. Ainsi, que les mares soient à sec ou que l\'étude soit restreinte à une date seulement, il est possible de détecter les espèces présentes.

Les cyclops

Petits crustacés, nageant par "bonds" très reconnaissables. La femelle porte ses oeufs dans deux sacs ovigène fixés à son abdomen. On les trouve abondamment dans les mares de mars à juin.

L\'aselle

ou cloporte d\'eau douce (isopode)Asellus aquaticus (20 mm)se tient au fond et dans la végétation des lacs et marais, se nourrissant de matières en décomposition (végétales ou autres). Cherchez dans les zones de pollution organique, vasières, roselières... etc

Les gammares



(20 mm) décapodes nageant sur le côté, couchés. En France on distingue deux espèces dulçaquicole:

Gammarus pulex dans les ruisseaux et cours d\'eau non pollués et très oxygénés

G. lacustris dans les lacs et étangs.

On les trouve sous les pierres et dans la végétation du rivage.

! Ils peuvent introduire des parasites spécifiques aux poissons. Etant vecteurs et hôtes de certains parasites ayant besoin de plusieurs êtres à parasiter pour atteindre la maturité !

Larves d\'Insectes
-Les larves d\'éphémères

 


Ne seront pas à négliger; on trouve des larves de cloèdiptères (Cloeon dipterum) et l\'éphémère commun (Ephemera vulgata). Elles vivent souvent en très grand nombre dans les algues vertes et sur la végétation des étangs et des mares. Elles se nourrissent de particules végétales.
-Les larves de Nematoptères (moustiques).
Les culicidés regroupent les larves du moustique commun (culex pipiens), du cousin annelé (Theobaldia annulata), de l\'aède commun (Aedes communis) d\'anophèles et de bien d\'autres...
On les récoltera à la surface de l\'eau d\'où elles tirent l\'oxygène par les appendices cornés se trouvant à la partie postérieure du corps.
Les Corethridés (contrairement aux Culicidés les adultes ne piquent pas). Leurs larves sont très frappantes, en formes de bâtonnets et transparentes. Elles peuvent rester en suspension dans l\'eau mais elles sont aussi capables de monter ou descendre. On les trouve parfois en essaims serrés au côté des daphnies dont elles se nourrissent entre autre. Le Dixa amphibia est très répandu dans les marécages de fin mars à fin octobre.
-Les Tendipenidés


(Chironomidés) appelés communément vers de vase. Les adultes ne piquent pas non plus. On en trouve plusieurs espèces. Les larves, surtout celles vivants la vase pauvre en oxygène, sont de couleur rouge (riche en hémoglobine, donc en fer). Les eaux des lacs et rivières pauvres en oxygène mais riches en nourriture sont caractérisées par la présence de larves de Tendipes plumosus; celles qui, au contraire, sont riches en oxygène mais pauvres en éléments nutritif sont peuplés par les larves du genre Tanytarsus. Les limnologue parlent donc de lacs à "plumosus" et de lac à "Tanytarsus". On trouvera les larves de chironomes dans les lacs et surtout les cours d\'eau riches en matières organiques.

-Les vers ceinture, les tubificidés:
On les trouve dans la vase. Ils sont très communs dans les eaux polluées(1). Leur taille peut atteindre les 8 cm. Le plus connu de la famille est sans nul doute le tubifex commun (Tubifex tubifex 3 à 4 cm).
(1) C\'est pour cela qu\'ils ne sont pas recommandés pour les poissons, pouvant également transporter des agents pathogènes.

Sources :http://perso.wanadoo.fr/nicolas.rabet/index.html http://destinationtanganyikalake.netliberte.org

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